Publié le 27 Avril 2017

Une campagne de fouille représente, pour notre association, une mise de fonds importante. Nous avons bien sûr sollicité diverses subventions et la municipalité de Touquin nous aide considérablement en nous offrant la disposition des locaux associatifs.

Nous accueillerons cette année une dizaine d'étudiants, nous devons remplacer du matériel, nous souhaitons aussi financer des études spécialisées (céramique, carpologie, prospection géophysique...).

Programme ambitieux pour lequel nous lançons un appel à votre générosité.

Je soutiens la campagne de fouille 2017

 2 500 euros nous permettront d'assurer UNE PARTIE de ces dépenses.

Nous avons besoin de vous !

Rendez-vous sur

<clic sur ce lien>

 

Les donateurs bénéficieront d'une visite personnalisée du chantier 

et recevront un exemplaire CD du compte-rendu de l'opération.

La liste des donateurs y sera insérée.

Et vous prendrez aussi connaissance

de notre grand PROJET pour 2018 !

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

Publié dans #NOS ACTIVITES, #Fouilles

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Publié le 15 Avril 2017

Dates de l’opération :

Du 13 août au 3 septembre 2017 + tous les WE du 30 juillet au 1er octobre

La Société Archéologique de Touquin  existe depuis 20 ans. Son objectif est d'étudier et de faire connaître un patrimoine local.

Si vous souhaitez découvrir une riche histoire et participer aux recherches, rejoignez-nous.

Nature du site

Le gisement qui fera l'objet de l'opération 2017 est un établissement rural occupé  du Ier au IVe siècle. Deux opérations de sondages ont permis de dégager des murs, des fondations, des solins, des structures en creux et des foyers. Ce gisement stratifié est riche en activités domestiques et artisanales.

Objectifs de la campagne 2017  

Définir les limites du site et les zones de concentration d'activités et  vérifier leur état de conservation. Déterminer le tracé et la datation d'un chemin qui dessert tout un ensemble de gisements occupés sur cette période. Des sondages et une prospection géophysique sont prévus.

Une formation théorique et pratique est dispensée sur le chantier. Vous  participerez à toutes les étapes d'une fouille archéologique avec une formation aux techniques de fouille, aux relevés de terrain et à la post-fouille. Les activités proposées aux participants sont variées : dégagement de structures, dessin, topographie, photographie, traitement du matériel (céramique, métal, faune...)

Chantier de fouille Été 2017 à TOUQUIN

Conditions d’admission

Est accepté sur le chantier de fouille tout bénévole avec ou sans expérience dans le domaine archéologique à partir de l’âge de 18 ans.

Une motivation sérieuse et une bonne condition physique sont nécessaires.

Être à jour de la vaccination antitétanique.

Hébergement en dur possible, nous contacter pour connaître les conditions.

L’association assure l’hébergement et les repas pour les étudiants en stage.

  Pour l'inscription :

Contacter le responsable des opérations : Fabrice RIGAULT 06 99 45 86 41 (après 18h)  sat77@neuf.fr

Ou envoyer le formulaire d'inscription à télécharger ci-dessous.

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

Publié dans #NOS ACTIVITES, #Fouilles

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Publié le 22 Mars 2017

Images issues de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mésoamérique

Images issues de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mésoamérique

La Mésoamérique est une notion qui a été proposée par Paul Kirchhoff, ethno-historien, en 1943, pour définir l'Amérique centrale à l'époque précolombienne. Il en propose la définition suivante : «il s'agit d'une aire culturelle où il existe une certaine communauté à l'intérieur de différences ethniques». Cette définition se base sur une liste définie par Kirchhoff, composée de 90 traits caractéristiques définissant les cultures préhispaniques au moment de la conquête. Ces traits ont été définis par des études linguistiques, archéologiques et ethnographiques. La suite de son raisonnement se fait par une méthode de présence/absence, la présence ou absence de ces traits lui permettant de définir une aire culturelle, en l'occurrence la  Mésoamérique.

            La Mésoamérique correspond aujourd'hui à l'Amérique centrale et comprend donc la moitié sud du Mexique, le Guatemala, le Salvador, le Belize, l'ouest du  Honduras et une partie du Nicaragua et du Costa Rica. Sur les 90 traits composant la liste, 40 sont uniquement présents en Mésoamérique, par exemple :

  • la présence de terrains de jeu de balles
  • architecture et sculpture monumentale
  • industrie et artisanat lithique dont des lames en obsidienne
  • l'auto-sacrifice
  • le cacao et son importance économique
  • écriture et calendrier (glyphes calendaires)

 

            La Mésoamérique se définit aussi par des traits qu'elle partage avec d'autres aires de l'Amérique telle la culture du maïs. Enfin, des traits absents permettent également de la définir, en opposition avec d'autres aires, telle la culture de la coca, qui n'existe pas en Mésoamérique mais est attestée en Amérique du  Sud.

 

Un découpage en régions

            Cette aire chrono-culturelle peut se diviser par cultures mais aussi par régions (que l'on peut définir comme des zones comportant plusieurs civilisations se succédant chronologiquement ou appartenant à la même période), comme nous pouvons l'observer sur la carte ci-dessous.

L'Amérique centrale à l'époque précolombienne : le concept de «Mésoamérique» par Juliette PAGEAU

Une aire culturelle ayant abrité de multiples sociétés

            La Mésoamérique correspond donc à une aire culturelle précolombienne et a abrité des sociétés diverses, elle ne correspond donc pas à une unique culture mais à un ensemble de cultures variées. Parmi ces sociétés, pour ne citer que les plus connues, on trouve :

  • Les Olmèques, culture d'abord considérée comme mère de toutes les autres civilisations mésoaméricaines, aujourd'hui plutôt perçue comme leur sœur. Elle est la plus ancienne des grandes civilisations de la Mésoamérique puisqu'elle a été datée de 1200 à 500 BC (i.e. Before Christ). Cette civilisation est notamment connue pour ses sculptures monumentales en basalte dispersées au quatre coins du territoire olmèque. Un site archéologique connu appartenant à cette culture est notamment Tres Zapotes.
  • Les Mayas, localisés dans toute la partie Est de la  Mésoamérique, c'est-à-dire au niveau du Guatemala, du Yucatan, du Quintana Roo, du Campeche et du Chiapas toutes quatre régions mexicaines, du Belize et enfin une partie du Salvador et du Honduras. Les Mayas ont parmi la plus longue occupation précolombienne, de 1000 BC à 900 AD (i.e. apr. JC) et correspondent d'avantage à une multitude de royaumes unis par un système de croyances, une organisation sociale et d'autres caractéristiques similaires, qu'à une civilisation unie et homogène. Plusieurs sites archéologiques connus appartiennent à la culture maya, tel Tikal.
  • Les Toltèques, civilisation mexicaine apparue à la période Post-classique (Post-classique = 900/1000 de notre ère jusqu'à la conquête). Cette société est issue d'un syncrétisme entre tribus nomades originaires des régions au Nord de la Mésoamérique et groupes sédentaires locaux. Les Aztèques, culture plus tardive, considéraient ces derniers comme leurs ancêtres. Leur capitule faut Tula.
  • Les Aztèques, également appelés «Mexica» (prononcer «Mechica»), culture très largement documentée par les colons car existait encore au moment de la conquête, à l'inverse d'autres sociétés tels les Olmèques. Sont la plus grande puissance militaire de l'époque Post-Classique, éternellement en guerre avec le royaume Tarasque. Ils se revendiquent les descendants des Chichimèques et Toltèques, ils ont pour capitale Tenochtitlan, qui se situe sur le lac Texcoco.
  • Les Tarasques, culture, également rencontrée par les colons, ils correspondent à la seconde plus grande puissance militaire du Post-classique après les Aztèques. La capitale tarasque était Tzintzuntzan dans la région du Michoacan (Mexique). Ils sont connus, entre autres, pour leur grande habilité technique.
  • Les Zapotèques sont une culture s'étant établie et développée dans la vallée de Oaxaca. Un site archéologique connu pour présenter des vestiges de cette culture est notamment Monte Alban. Cette culture est la plus importante de la vallée de Oaxaca. Ils sont entre autre connus pour avoir développé un système d'écriture dit logosyllabique.

 

La remise en cause du concept de Mésoamérique

            Depuis quelques années, le concept de Mésoamérique est très largement remis en cause bien que toujours utilisé car il représente un outil méthodologique efficace. Une des principales remises en question qu'il subit porte sur ces limites géographiques. En effet, il semblerait que les frontières de ce territoire aient beaucoup fluctué au cours du temps, notamment pour la frontière nord.

 

Pour approfondir :

  • E. TALADOIRE et P. LECOQ. Les civilisations précolombiennes : «Que sais-je?» n° 567, 2016, Henri Lehmann

PAGEAU J., L'Amérique centrale à l'époque précolombienne : le concept de «Mésoamérique» 2017

Pour citer cet article : PAGEAU J., L'Amérique centrale à l'époque précolombienne : le concept de «Mésoamérique» 2017 in www.sat77-archeologie.com/

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Rédigé par Juliette PAGEAU

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Publié le 5 Mars 2017

L’Assemblée s’est ouverte en présence de 19 personnes dont 17 membres et 5 membres représentés.

Le bilan d’activité se révèle plutôt positif  avec une augmentation des adhérents, un rapprochement avec les structures périscolaires de la Communauté de communes, des relations institutionnelles et associatives suivies physiquement et par le biais du blog et du compte facebook dont la fréquentation est en hausse. De plus, lors de l’Assemblée générale, le Conseil d’administration s’est enrichi d’un membre supplémentaire.

 

Sur le plan des résultats, l’association peut se féliciter d’avoir achevé l’inventaire primaire, positionné de nouveaux sites d’occupation sur la carte archéologique lors des prospections et opéré des sondages porteurs et moteurs de données nouvelles. C’est le cas des interventions sur une fortification en terre du XVIe siècle fermant une boucle du Morin pour protéger la bourgade. C’est également celui du sondage estival où un carrefour d’un axe médiéval et d’une voie antique encore inédite a été mis au jour révélant une présence humaine millénaire d’un territoire sur la rive droite de l’Yerres.

Le chantier de fouille, été 2016

Le chantier de fouille, été 2016

En 2017, l’association devra agir sur plusieurs fronts. Outre le chantier de l’été, des travaux dans la commune engendrent la prévision d’autres opérations. La réflexion et la mise en œuvre de l’organisation du nouveau Centre archéologique et patrimonial sont également inscrites au calendrier de l’année.

Réunion des commissions

Deux nouvelles commissions ont été créées lors de l'assemblée générale  qui s'est tenue le 29 janvier. Elles travailleront en étroite collaboration pour préparer l'ouverture en 2018 à Touquin du futur Centre archéologique et patrimonial.

La commission Communication, mécénat et numérique  prendra en charge la communication événementielle et le mécénat nécessaire à porter une nouvelle muséographie dans le futur Centre ainsi que l’emploi associé.

 

La commission Muséographie a pour objectif d’élaborer l’agencement du Centre archéologique et patrimonial, de concevoir la présentation de la salle d'exposition permanente et de l'espace prévu pour les expositions temporaires.

 

La commission Inventaire poursuivra le travail commencé en 2016 en partenariat avec la commission Muséographie

dans le but d’inventorier le contenu des vitrines de la salle d'exposition actuelle.

Les trois commissions se réuniront au local de l'association

le dimanche 12 mars de 10 heures à 17 heures

pour fixer le programme de travail

La commission INVENTAIRE au travail en 2016

La commission INVENTAIRE au travail en 2016

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

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Publié le 28 Février 2017

Thierry GAUDRY

Artiste peintre, sculpteur et photographe,

exposera 

du 11 au 19 mars 2017 de 10h à 18h

à la Mairie de Crécy-la-Chapelle

Thierry GAUDRY : peintures, sculptures et photos à Crécy-la-Chapelle

Vernissage de l'exposition : le samedi 11 mars à 18h30

Salle Altmann, mairie de Crécy-la-Chapelle

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

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Publié le 25 Février 2017

Le Cercle Historique Fontenaisien, à FONTENAY-TRÉSIGNY (Seine-et-Marne) est une association Loi 1901 créée en novembre 2005.

L’Association a pour but :
- la mise en valeur des sites du patrimoine,
- la mission de publication et de transmission du savoir,
- l’animation des sites par des reconstitutions historiques, la création d’un atelier couture pour la réalisation de costumes d’époque,
- la création et l’animation d’un cercle de généalogie,
- la création d’un écomusée.

Site de l'association : http://www.c-h-f.fr/Association.html

Mail : cerclehistoriquef@free.fr

Tél. : 01 64 25 27 45

 

FONTENAY-TRÉSIGNY, JADIS ET NAGUÈRE - une publication de l'association

FONTENAY-TRÉSIGNY, JADIS ET NAGUÈRE - une publication de l'association

Les manifestations en 2017 :

26 février

Foire aux collections, livres et vieux papiers.

11 mars

Dictée du maire

24 mai

Fête médiévale

1er juillet

Sortie culturelle à Troyes

16 juillet

Brocante, foire à tout

16 et 17 septembre

Journées du Patrimoine

12 novembre

Foire de la Saint-Martin

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

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Publié le 22 Février 2017

Juliette Pageau, membre de la S.A.T. depuis trois ans, après une expérience sur le chantier de la Fontaine aux Moines à Touquin, a participé l'été dernier à une fouille sur le sanctuaire de Pachacamac à Lima, au Pérou.

Étudiante en Master Master "Archéologie et Sciences pour l'Archéologie" à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle souhaite se spécialiser en archéologie américaniste mayaniste.

oOo

            Le Mirador Basin Project est un projet pluridisciplinaire ayant pour but d'étudier une aire du Guatemala quasiment inexplorée au sein d'une forêt vierge : le bassin du Mirador, dans la région du Petén. Du point de vue de l'archéologie, cette région appartient à l'aire maya, les vestiges étudiés appartiennent donc à la culture maya. Ce projet a été initié en 1988 sous le nom de RAINPEG Project avant de prendre le nom que nous lui connaissons. Il a été réalisé avec l'Institut d'Histoire et d'Anthropologie du Guatemala (IDAEH), le Ministère de la Culture et des Sports du Guatemala, l'institut du tourisme au Guatemala (INGUAT),  le conseil national des sites protégés, le président de la République du Guatemala et de nombreuses autres institutions, notamment les universités et associations. Le directeur de ce projet est Richard Hansen, archéologue américaniste de spécialité mayaniste, pour accéder à plus de détails sur sa formation et son CV je vous invite à regarder sa page sur le site du projet, dont voici le lien : https://www.miradorbasin.com/about/rhansen.php.

            Les études menées pendant le projet portent tant sur les vestiges archéologiques que sur la faune et la flore actuelles de la forêt. En parallèle des études scientifiques, des programmes d'éducation sont dispensés aux populations locales et notamment aux ouvriers participant au projet. Le Mirador Basin Project est un des plus vastes projets pluridisciplinaires au monde et a permis l'acquisition d'un grand nombre de données sur les civilisations Mayas de l'époque Préclassique, ainsi que sur la biodiversité de la forêt amazonienne. Enfin, il a permis la création de plusieurs emplois ce qui en fait une véritable médium de développement pour la région qui l'abrite.

            Cet article a pour but de promouvoir une méthodologie archéologique basée sur la pluridisciplinarité en démontrant notamment qu'une telle pluridisciplinarité permet à ce genre de projet de s'imposer comme médium de développement durable pour la région qui l'abrite.

 

Présentation générale de la région

 

Carte du bassin du Mirador, issue de http://www.latinamericanstudies.org/maya-maps-3.htm

Ce projet a pour cadre géographique le bassin du Mirador, qui se situe dans le département du Petén, au Nord du Guatemala. Ce bassin se situe donc dans les basses terres mayas et se compose notamment de marécages saisonniers, il est entouré à l'ouest et au Sud par des collines de calcaire. Il forme une cuvette triangulaire de plus de 2 169 km². Il a été nommé bassin du Mirador en référence à un des plus grands sites du Préclassique maya qu'il abrite : le site d'El Mirador, on y trouve également d'autres sites appartenant au préclassique maya, les sites les plus anciens et les plus grands de cette époque, ce qui permet de poser l'hypothèse selon laquelle le bassin du Mirador pourrait être le berceau de la civilisation maya. Du point de vue climatique nous nous trouvons dans une zone tropicale et la biodiversité est très variée.

Une forte densité archéologique

Carte archéologique du Bassin du Mirador, issue de http://www.latinamericanstudies.org/maya-maps-3.htm

Carte archéologique du Bassin du Mirador, issue de http://www.latinamericanstudies.org/maya-maps-3.htm

            Comme nous le disions, cette aire géographique présente une grande richesse archéologique car elle abrite le site El Mirador ainsi que d'autres sites datant du préclassique maya : Wakna ou encore Tintal. La carte archéologique nous permet de remarquer une inhabituelle abondance de sites de grande envergure dans une zone restreinte géographiquement, ou encore une architecture publique monumentale. On observe certaines caractéristiques architecturales qui tendent à se généraliser à la fin de la période du Préclassique et à la période Classique qui lui succédera, caractéristiques que nous évoquerons plus en détail d'ici quelques lignes. Le bassin abrite également un complexe céramique qui lui est propre : le «Codex Styles ceramics», produit notamment vers Nakbe. Enfin, des études archéozoologiques sont menées sur la faune, dans le but d'identifier quelle faune était présente à l'époque, laquelle l'est encore aujourd'hui, etc.

Un projet aux objectifs variés

Le Mirador Basin Project s'articule autour de trois objectifs principaux :

1.                  Étude des origines, des processus dynamiques et de la chute de la civilisation Maya du Préclassique dans le Nord du Guatemala

2.                  Préservation de la forêt amazonienne du bassin en la faisant classer réserve naturelle, ainsi que des sites archéologiques en créant un parc archéologique.

3.                  Création de programmes d'éducation pour les populations indigènes du Guatemala

Rappel de la chronologie mésoaméricaine

            La Mésoamérique correspond à l'actuelle zone géographique de l'Amérique centrale et englobe de nombreux pays tel le Mexique, le Guatemala, le Belize, le Honduras et quelques autres. L'aire mésoaméricaine se subdivise en plusieurs périodes :

 

  1. La période Lithique, qui s'étend de l'arrivée de l'Homme en Amérique jusqu'à 8000 BC (Before Christ).
  2. La période Archaïque, de 8000 à 2000 BC.
  3. Le Préclassique, de 2000 BC à 250 de notre ère, période qui nous intéresse ici.
  4. Le Classique de 250 à 900 de notre ère (selon les auteurs, de 600 à 900 se trouve l'épiclassique).
  5. Le Post-classique de 900 jusqu'à la conquête.

            Le Préclassique débute en 2000 avant JC et se termine aux alentours de 250 de notre ère. Cette période, que l'on appelle également époque formative, se subdivise en Préclassique ancien (-2000/-1000), Préclassique moyen (-1200/-400) et Préclassique tardif ou récent (-400/+250). Cette période se caractérise notamment par une vie rurale, l'apparition d'une hiérarchie sociale et de la religion, les débuts de l'architecture monumentale et des arts mayas.

Données archéologiques recueillies

Les critères que nous venons d'évoquer s'observent très bien dans l'aire qui nous intéresse. Les archéologues ont observé la monumentalité des structures qui a nécessité tant un fort pouvoir capable d'organiser et gérer de tels travaux qu'une main d’œuvre nombreuse. Cette monumentalité architecturale s'intensifie dès 300 BC, ce qui témoigne d'un renouveau dans l'économie, le gouvernement et la religion de la région. Des caractéristiques qui perdureront dans les périodes suivantes font également leur apparition, telles les sculptures et peintures ornant les bâtiments. On observe également une tendance à l'urbanisation avec beaucoup d'habitats dans les sites eux-mêmes mais également à proximité.

Le style architectural dominant la région est le Triadic Style. Il se définit par la présence de trois structures sur une plateforme au sommet d'une pyramide, une des structures fait face aux escaliers et les deux autres se font face entre elles, comme nous pouvons l'observer ci-contre avec la pyramide d'El Tigre du site d'El Mirador.

Pyramide El Tigre, image issue de http://www.authenticmaya.com

Le bassin abrite également un complexe céramique qui lui est propre : le «Codex Styles ceramics», produit au sein même du bassin et notamment vers Nakbe. Ce complexe céramique se caractérise par de fines lignes noires sur fond crème ou blanc avec des scènes figuratives qui s'enroulent autour de la céramique et que l'on peut lire, d'où son nom. Une telle abondance de sites de cette période dans une même région est rare, et les archéologues ont beaucoup travaillé avec les conservateurs à la préservation des sites, comme nous l'observerons plus tard.

Céramique de Nakbe appartenant au "Codex Styles ceramics", issue de http://www.authenticmaya.com/nakbe1.htm

Les études des restes fauniques avaient pour but d'observer quelle faune occupait la région, s'il s'agissait des mêmes espèces que celles observées aujourd'hui. Il s'agissait également de tenter de déterminer leur alimentation ou encore leur état de santé par des études de paléopathologies.

Les études non-archéologiques

Il s'agit par exemple d'études portant sur la flore du bassin, menées par Cesar Castadena, directeur du département d'Agronomie et forestier à l'université de la Valle au Guatemala. Il a notamment travaillé sur les séquences de successions chronologiques de la flore, ainsi que sur l'identification des espèces de macro et micro flores du bassin. Il a ainsi pu mettre en évidence cinq types de flores propres à la forêt tropicale au sein du bassin.

            Ont également été menées des études d'entomologie par le biologiste Jack Schuster, directeur du service de biologie de l'université de la Valle qui a mené cette étude. Il s'agissait de mener un inventaire de toutes les espèces d'insectes du bassin, cette étude va être amenée à se développer car elle couvre un vaste domaine. Trois espèces vivant uniquement dans le bassin du Mirador ont été découvertes.

            Des études sur les mammifères ont également été menées par le zoologiste Hugo Enriquez Ortiz du Museum d'histoire naturelle de l'université de San Carlos. Son travail a commencé par des recherches et études d'ossements retrouvés lors des précédentes fouilles. L'étude de ces ossements devrait notamment fournir des informations supplémentaires sur la santé et l'alimentation des animaux au Préclassique et au Classique maya.

            Les premières études d’ornithologie ont été menées en 2008 par le laboratoire d'ornithologie de l'université Cornel. Le travail a été mené par Gregory F. Budney, Marshall J. Iliff, Christopher L. Wood et d'autres ornithologues renommés. Ils ont reconnu 184 espèces dont 156 observées à El Mirador et 158 à Tintal. 21 espèces ont été observées seulement sur le site d'El Mirador. Les chercheurs ont avancées que 325 espèces pourraient être observées dans cette zone géographique selon les moments de l'année. Deux espèces d'oiseaux ont été découvertes. Enfin, les ornithologues soulignent que les oiseaux des États-Unis, lors de leur migration pour le Sud, passent par le bassin du Mirador, ce qui souligne son importance pour la santé de ces derniers.

            D’autres études ont été menées sur la géologie ou encore la faune sauvage et plus particulièrement sur le jaguar, si vous êtes intéressé(e)s par ces dernières je vous invite à consulter le site internet du projet, dont voici le lien : https://www.miradorbasin.com/.

L'enjeu de la conservation

En 2008, le gouvernement du Guatemala a officiellement ouvert le site au public. Les visites touristiques ont permis de recruter des financements pour les travaux de restauration. C'est donc en 2008 que l'on a lancé de grands travaux de restauration. Les archéologues ont ainsi travaillé en collaboration avec les conservateurs afin de préserver et consolider au mieux les sites archéologiques de la région. On peut notamment observer ces efforts avec le cas de la structure 34 du site d'El Mirador.

Structure 34 vue du ciel et vue de dessous, photos issues de https://www.miradorbasin.comStructure 34 vue du ciel et vue de dessous, photos issues de https://www.miradorbasin.com

Structure 34 vue du ciel et vue de dessous, photos issues de https://www.miradorbasin.com

Elle a été construite au Préclassique récent, vers 200 BC. Avant le projet de consolidation, il s'agissait du plus vieux mur du site exposé au public. Ce mur a été consolidé et recouvert par une superstructure réalisée en feuille de poly-carbone conçues pour laisser respirer la structure. Les feuilles permettent notamment de laisser entrer la lumière tout en protégeant les structures des rayons ultraviolets. La séparation entre chaque feuille de poly-carbone permet de stabiliser la température et de protéger les structures de l'humidité. Les travaux de consolidation ont donné lieu à un apprentissage des techniques de consolidation de structures aux locaux dans le cadre du programme d'éducation et avant de leur permettre d'être par la suite totalement autonomes dans la gestion de leur patrimoine culturel.

Programmes éducatifs et autonomisation des locaux

Classe d'alphabétisation, image issue de https://www.miradorbasin.com

Classe d'alphabétisation, image issue de https://www.miradorbasin.com

 

            Comme nous l'évoquions précédemment, des programmes d'alphabétisation et d'éducation ont été initiés pour les populations indigènes et les ouvriers du chantier afin de leur donner les clés pour se développer seuls. L'éducation porte principalement sur l'alphabétisation : savoir lire, écrire et compter. L'objectif à terme est de donner aux populations les moyens de trouver d'autres ressources que la déforestation et de les exploiter. En sachant lire écrire et parler d'autres langues ils pourront plus facilement devenir guide touristique par exemple, ce qui leur rapporterai plus que la déforestation du bassin.

            Les classes d'alphabétisation du projet sont ouvertes depuis 1991, en 2006 les moyens accordés à ces cours ont été réévalués et augmentés. Parmi les ouvriers (220 sur le site du Mirador Basin Project, 318 sur Global Heritage Fund), 160 ont choisi de participer aux cours du soir, 23 d'entre eux ont fini le premier cycle du parcours. Des cours de mathématiques ont également été mis en place pour pouvoir gérer le budget d'une maison. D'autres domaines ont été abordés, comme l'histoire, l'écologie, l'hygiène et la santé, les financements, la photographie, l'archéologie, la botanique ou encore la biologie. De même GHF (Global Heritage Fund) a formé 60 guides et 30 gardes forestiers qui possèdent les équipements nécessaires pour stopper les feux de forêt, ou encore lutter contre le braconnage et la déforestation. Le projet en lui-même a permis la création de 318 postes.

            Le projet du bassin du Mirador est, comme vous avez pu le constater, un projet qui se distingue des autres programmes de fouille par sa pluridisciplinarité. Les études portent non seulement sur l'archéologie, mais également sur la biodiversité du bassin, notamment la faune et la flore, avec des études sur les espèces actuelles comme précolombiennes.

            Il est intéressant d'observer qu'en plus de s'ancrer dans une nouvelle façon d'étudier les civilisations du préclassique maya, ce programme présente des intérêts dans la vie des populations locales puisqu'il a permis la création de nombreux emplois, d'un programme d'éducation et des projets de parc archéologique et réserve naturelle lui sont associés, ce qui ancrerait la région dans une dynamique de Développement Durable et en ferait une région touristique, permettant une exploitation plus respectueuse de l'environnement en évitant déboisement et braconnages.

            Ce projet est donc résolument moderne et doit être pensé comme un modèle de programme pour les futures recherches archéologiques et faire de cette science une actrice du développement d'un pays.

 

Pour citer cet article : PAGEAU J., The Mirador Basin Project : présentation d'un projet de fouille modèle au Guatemala, 2017 in www.sat77-archeologie.com/

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Rédigé par Juliette PAGEAU

Publié dans #Documentations

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Publié le 31 Janvier 2017

La  FONDATION DU PATRIMOINE lance une souscription pour un chantier de restauration à DAMMARTIN-SUR-TIGEAUX. Cette église que nous vous avons déjà présentée sur ce blog est "dédiée à Saint-Martin. Elle est située sur le point culminant du village. Érigée au 11e siècle, profondément restaurée à la fin du 20 e siècle, elle présente différents éléments d’importance incorporés au cours du temps. Les contreforts carrés, une porte, des baies, la base carrée d’un pilier circulaire entre le chœur et la chapelle Saint Jean, des culs de lampes et des retombées de voûtes armés de masques et de chapiteaux sculptés sont les parties les plus anciennes de l’édifice. Un bénitier creusé dans un chapiteau « à crochet » aurait été créé entre le 12 e et le 14ème siècle. Les voûtes apparaissent au 15e siècle ainsi que les fenêtres de l’abside dans lesquelles sont enchâssés les vitraux et le bas-relief de Saint Martin. Au 16e siècle, un bénitier avec figure humaine, une statue du Saint Evêque et une « vierge à l’enfant » en bois polychrome, un vitrail au-dessus du maître-autel enrichissent l’édifice. Enfin, aux 18e et 19e siècles, les boiseries du chœur et le maître-autel de la chapelle Saint Jean prennent place."  (citation du site https://www.fondation-patrimoine.org/fr/ile-de-france-12/tous-les-projets-593/detail-eglise-saint-martin-de-dammartin-sur-tigeaux-44380)

Église de Dammartin-sur-Tigeaux : restauration du clocher

Le projet de restauration concerne le clocher de l'église et une souscription est lancée. Le bon de souscription est téléchargeable ci-dessous.

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

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Publié le 9 Janvier 2017

                  L’assemblée générale de la S.A.T. se tiendra au local de l'association à Touquin

     Dimanche 29 janvier 2017 à 14 heures

Les adhérents à jour de leur cotisation 2016 pourront participer aux votes.

À l’ordre du jour :

  • Rapport d’activité
  • Projet d’activité
  • Rapport financier et budget prévisionnel

Appel à cotisation 2016 (Adhésion simple : 18€ ; Couple et association : 22€ ;

                  Sans emploi/- de 25 ans : 12€ ; Membre bienfaiteur à partir de 25€)

  • Élection au conseil d'administration si candidatures présentées.Opération de sondage à Touquin, été 2016
  • Questions diverses

La présence du plus grand nombre est vivement souhaitée pour mettre en œuvre les projets.

En cas d’empêchement, vous pouvez envoyer votre bulletin d’adhésion et le pouvoir – à télécharger ci-dessous.

D’après les statuts, un adhérent ne peut détenir plus de deux pouvoirs ; au-delà de deux pouvoirs, le vote n’est pas comptabilisé. Donc si possible ne mettez pas de nom sur le pouvoir, nous attribuerons les pouvoirs non spécifiés sur place.

Un poste au moins est à pourvoir au conseil d’administration ;  vous pouvez présenter votre candidature (au moins une semaine avant l’assemblée générale).

                                            Opération de sondage à Touquin, été 2016

Assemblée générale annuelle le 29 janvier 2017

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Rédigé par Société Archéologique de Touquin

Publié dans #NOS ACTIVITES

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Publié le 2 Novembre 2016

Dammartin-sur-Tigeaux : fête de la Saint-Martin le 13 novembre

La traditionnelle fête de la Saint Martin aura lieu le dimanche 13 novembre
en l’église de Dammartin-sur-Tigeaux.

Messe de la St Martin, patron de la paroisse,

chantée par le chœur “Odyssées” de Claye-Souilly à 10h30.

Bénédiction des cavaliers et de leurs montures sur le parvis de l’église à 11h45.

-L’Association “Dammartin Animation” offrira aux participants le pot de l’amitié :  Niflettes et vin chaud, sur la place devant l’église en compagnie de la foule et des cavaliers avec leurs montures.

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Rédigé par Philippe - Dammartin-Animations

Publié dans #Actualités

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